Mauvaise orchestration

Le cahier à fleur, tome 1 "Mauvaise orchestration"

Résumé : En 1983, un violoniste turc, prodige selon les milieux spécialisés, se produit dans une salle parisienne de concerts. Entendant les premières notes, un vieil arménien se dresse dans le public, le visage crispé, et fait un malaise cardiaque. Il prononce alors quelques mots, énigmatiques : « …le cahier à fleurs… » Quelques jours plus tard, par courtoisie, le violoniste prodige rend visite au vieil homme à l’hôpital et l’interroge sur ce qu’il sait de ce cahier à fleurs. Le vieillard lui impose alors d’écouter le récit de son enfance tragique... bon gré mal gré, car le jeune turc a nié la veille le génocide arménien, au cours d’un talk-show télévisé. En 1915, son père est luthier dans une petite ville d’Anatolie orientale, une région annexée par la Turquie. Sa sœur ainée, Mayranouche, est alors une virtuose du violon. Sa famille nourrit d’ailleurs pour elle, quant à la maîtrise de cet instrument, de belles ambitions. A cette époque, l’aigreur des turques envers les arméniens s’amplifie et les relations sont plus que tendues. Les villageois ont raison de s’inquiéter : un matin à l’aube, tous les chefs de famille sont convoqués à la préfecture. Deux jours plus tard, aucun n’est revenu. Devant l’inquiétude des femmes, vieillards et enfants, une autre annonce impose à ces deniers de quitter le village, officiellement pour être « protégés »…

Scénario : Galandon - Dessin : V. Nicaise - Couleur : J. Maffre - Editeur : Bamboo (avril 2010)

Tome 2 : Dernières mesures


Résumé : Sur son lit d’hôpital, le vieil arménien Dikran Sarian poursuit le récit de sa jeunesse cauchemardesque, à l’attention du jeune violoniste prodige turc Hasmet Erdem. Il s’agit de lui faire prendre la mesure du massacre et du génocide perpétré au début du XXe siècle par les turcs, à l’encontre du peuple arménien. Dikran lui a déjà relaté comment lui et sa famille ont été spoliés, déportés et séparés, alors qu’il n’avait que 10 ans. A l’époque, au terme d’un périple abominable, lui et sa grande sœur Mayranouche sont alors devenus la « propriété » d’Oktar, un paysan turc qui exerçait sur eux une autorité d’une violence inouïe. Salim, le fils du turc, que son père a rendu borgne, devient un allié, dès lors qu’il perçoit la beauté des mélodies que tire Mayranouche de son violon. Mais lorsque Dikran vole un morceau de pain, il frôle de peu l’amputation de la main ! Par soucis pratique, Oktar ne lui coupera que le petit doigt. Dikran prépare alors son évasion, seul, car Mayranouche, régulièrement violée par Oktar, ne peut l’accompagner car elle est enceinte. Mais une grosse journée plus tard, Oktar l’a déjà rattrapé et le ramène chez lui, une douloureuse punition à la clé…

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