Amours fragiles

Tome 2 "un été à Paris"

Résumé : Paris, décembre 1938. Suite aux mutations politiques qui assombrissent son pays, Katarina, jeune allemande d’origine juive, a fuit l’Allemagne pour venir étudier à Paris. De son côté, Martin suit curieusement le même itinéraire, prétextant un vague doctorat pour faire d’une pierre deux coups : fuir le régime nazi qu’il exècre et vivre au plus près de celle qu’il aime secrètement. Il habite alors en colocation avec un couple d’amis allemands, Henry, comédien en recherche permanente de cachet, et Maria, diplômée salariée avec un bas salaire. Responsable de bien des engueulades, la précarité de la situation a raison de la présence de Martin, qui profite de son salaire de secrétaire particulier pour s’installer seul. A cette époque, dans l’opinion publique, les convictions politiques se télescopent violemment. Soit on soutient la politique des nazis en s’appuyant sur le « nouvel ordre » venu d’outre Rhin, soit on est taxé de communiste. Martin, lui, sait rester discret pour éviter les ennuis. Et en fréquentant les milieux intellectuels et artistiques, ceux-là mêmes où évolue Katarina, il pense éviter les discours démagos…

Scénario : P. Richelle - Dessin : J. Beuriot - Couleur : S. Smulkowski - Editeur : Castermam (mars 2006)

 

.Amours fragiles, tome 3 "Maria"

Résumé : 1943, l’Europe est en guerre. Malgré son piètre patriotisme, Martin a été rapatrié en Allemagne, pour servir la Wehrmacht. Il est désormais lieutenant, affecté à un poste administratif dans le sud-est de la France. Il voit souvent Katarina, toujours compagne de l’avocat Xavier Gance, avec qui il partage une profonde aversion pour l’idéologie nazi. Il retourne chez lui, le temps d’enterrer un père avec qui il ne partageait pas grand-chose, puis reprend son service en France. Il ignore toujours qu’il est papa d’une petite fille de 3 ans, Alicia ! Maria, la maman, n’a pas revu Martin depuis ce douloureux mois de septembre 1939, époque à laquelle tous deux furent expulsés de France. Elle est maintenant secrétaire médicale en Rhénanie, près de Coblence, au service du docteur Bruhl, veuf récent. Comme partout dans le pays, le climat est à la suspicion, à la délation… Certains critiquent la politique du Führer, d’autres lui vouent presque un culte. A la menuiserie où travaille Otto Bruhl, fils du docteur, un employé licencié dénonce son patron pour manque de patriotisme. Après une enquête musclée de la Gestapo, ce dernier est jugé et condamné à une peine de 15 ans d’emprisonnement ! Otto prend donc la direction de l’usine… le jour. Car le soir et la nuit, dans le plus grand secret, il s’occupe de dupliquer et de diffuser de la propagande anti nazi. Il est appuyé dans cette démarche par Maria…

Amours fragiles, tome 4 "Katarina"

Résumé : En octobre 1940, Martin Mahner, jeune allemand, officie contre son grès pour le compte du IIIe Reich. Il est alors affecté au sein d’une caserne de Cologne, où il passe la majeure partie de son temps à bouquiner (en journée) et à accepter de perdre aux échecs (le soir) contre son supérieur, le major Poeschl, qui l’a pris d’affection. Enfin, sa demande de mutation à Paris, où il espère retrouver Catherine (entre autre), est acceptée. A ce moment, Catherine/Katarina travaille quand à elle au sein de la rédaction de la revue Loisirs. Son entourage ignore qu’elle est d’origine juive, mais elle n’est pas rassurée étant donné la quantité de lois promulguées par le régime de Vichy visant afin à « aryaniser » le pays. Elle débat de la chose avec son oncle, propriétaire d’une usine qui tourne actuellement au ralenti. Malgré la pancarte « entreprise juive » qu’il doit désormais apposer sur sa devanture, lui reste confiant : il lui semble impossible que l’Allemagne, pour laquelle il a combattu en 1918 et qui lui a donné pour cela une belle médaille, puisse lui faire quoique ce soit de nuisible. Pourtant, l’avenir va donner raison à Katarina. Suite à la visite d’un confrère qui a été spolié de son entreprise, il cherche d’abord à vendre à son meilleur client, un homme de confiance. Mais un agent du Commissariat Général aux Questions Juives fait capoter l’affaire, devenant dès lors l’« administrateur provisoire » de l’usine…