Parents : comment aider votre enfant ?

En travaux

Synthèse de l'enquête PISA 2009 menée dans les pays de l'OCDE

 

L'étude nous montre que pour aider son enfant, nul besoin d'avoir fait soi-même de longues études, il faut bannir cette attitude de dévalorisation qui consiste à dire "je n'ai pas fait d'étude, je ne peux donc pas aider mon enfant".

Aider son enfant passe pourtant par un engagement actif, du temps est nécessaire, mais pas forcément des heures tous les jours.

Les parents qui font lire toutes les semaines leur enfant lors de leur première année de primaire voient leur enfant avoir des résultats nettement supérieurs que ceux que l'on ne fait pas lire. Ceci fonctionne indépendamment du milieu social dans lequel évolue l'enfant.

Les enfants avec qui les parents discutent de questions politiques ou sociales chaque semaine ou chaque jour réussisent mieux que les autres.

Discuter de livres, de films, de programme télé ou de la qualité du travail scolaire de son enfant entraîne une amélioration de ses performances en compréhension de l'écrit.

En bref, pour aider son enfant il faut passer du temps chaque semaine à parler et lire avec lui dès son plus jeune âge.

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face aux résultats scolaires : conseils de J.F. Michel

 

Peut -être votre enfant travaille t-il mais ses résultats ne suivent pas. Vous devez vous assurer qu'il travaille efficacement et pour cela un rendez vous avec l'enseignant est nécessaire.

Plus que les résultats, les enfants doivent développer leur confiance en eux. Il faut les laisser apprendre de leurs erreurs et être à l'écoute, non pas comme un manager mais comme un sage, sans forcément apporter de réponses, tout en restant ferme sur les efforts à fournir.

Limiter les accès aux réseaux sociaux, jeux vidéo...est une bonne chose notamment pour éviter les addictions, mais interdire totalement est une erreur.

La punition n'est efficace que quand il y a faute claire et si la punition est expliquée. Pour motiver, mieux vaut utiliser le système de la récompense.

Il faut exiger des progrès dans la limite du raisonnable et conditionner l'utilisation des réseaux sociaux par exemple à la réussite.

Le sport a une vraie influence sur les performances intellectuelles : les enfants qui pratiquent régulièrement un sport améliorent leur capacité de mémorisation de 30%.

Enfin, les adolescents ont besoin de plus de sommeil que les adultes, 9 à 10h. Le sommeil le plus réparateur est celui d'avant minuit.

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Doit faire des efforts ! Par Bruno Hourst

Il faut distinguer l'effort plaisir de l'effort contrainte.

L'effort plaisir est un effort physique ou intellectuel lié à une certaine forme de plaisir et qui participe au dépassement de soi.

L'effort contrainte est imposé, donne des résultats souvent médiocres par rapport à l'énergie dépensée et à la souffrance engendrée, il conduit à l'ennui et peut être très démotivant.

Pour être motivé, il faut avoir un but.

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La peur d'échouer : aider un adolescent en situation d'échec, par Claire Bernard

Première chose à faire, prendre conscience des raisons de l'échec ou de la réussite et pour cela poser les bonnes questions : d'après toi pourquoi as-tu échoué ? Qu'est ce qui a été difficile ou facile pour toi ? As-tu fais beaucoup d'efforts, as-tu été persévérant ? Qui peut t'aider ? Qu'est ce qui peut t'aider ? Combie de temps cela t'a t-il pris ?

Il est productif de considérer les erreurs ou les échecs comme des moyens et étapes d'apprentissage et des expériences qui apportent quelquechose, l'échec ne doit pas nuire à l'estime de soi.

Apprendre c'est essayer, prendre des risques, se tromper, changer de stratégie ou d'attitude et réessayer en utilisant des moyens différents.

Plus le parent est déçu, plus il est difficile pour l'élève de réessayer et prendre à nouveau des risques. l'élève se juge sévèrement si l'adulte qui est important pour lui le juge sévèrement.

Celui qui n'ose plus essayer par peur de l'échec restera convaincu qu'il n'est pas capable de réussir, se sentira incompétent alors que c'est son état d'esprit, sa peur, son stress qui limitent l'accès aux ressources (capacités) dont il dispose.

Il faut faire prendre conscience qu'un résultat négatif est la conséquence d'attitudes et de stratégies utilisées, ce n'est ni la valeur personnelle ni l'intelligence qui sont en cause, il faut rassurer, dédramatiser, aider à accepter l'erreur et à la corriger.

L'élève doit être partant : pourquoi ferait-il quelquechose s'il n'y croit plus et s'il pense que vous n'y croyez plus ?

Estimez jusqu'à quel point son entourage satisfait les besoins de votre enfant et lui donne une bonne image de lui même. Cherchez les éléments et personnes qui peuvent l'aider à avoir un sentiment d'espoir, de confiance et d'assurance.

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 estime de soi / confiance en soi

L’estime de soi est la valeur positive que l’on se reconnaît. Avoir une bonne estime de soi consiste à connaître ses forces et ses faiblesses de façon réaliste, ce qui permet d’aborder sereinement toute situation nouvelle. Avoir confiance en soi c’est penser que l’on est capable de faire dans une situation donnée. Un enfant en difficulté scolaire a parfois une basse estime de soi ou met en place des mécanismes de défense pour éviter que son estime de soi ne dégringole : rejet de la responsabilité de l’échec sur d’autres, positions et attitudes contre les normes scolaires attendues…. Ne pouvant pas ou peu faire référence à des réussites scolaires passées, se basant sur son expérience passée, l’élève en difficulté d’apprentissage manque de confiance en lui et conçoit comme infaisable la plupart des tâches qui lui sont demandées.

La confiance en soi, qui est l’estime de soi en action, ne peut venir que si l’élève éprouve un sentiment de sécurité physique et psychologique car l’énergie déployée pour se protéger ne peut alors être investie dans les apprentissages.

Etre motivé c’est être capable d’anticiper la réussite dans une activité et le plaisir que l’on va en retirer. L’élève en difficulté d’apprentissage a souvent un faible sentiment d’efficacité personnelle, il considère souvent ses erreurs comme des échecs non formateurs ce qui le pousse à démissionner et à se déprécier. Il n’est pas convaincu qu’en adoptant les bonnes attitudes et stratégies le succès viendra fatalement, que les résultats scolaires sont la suite logique de stratégies à mettre en place.

L’estime de soi est un levier indispensable à la réussite scolaire, la restaurer est donc un objectif premier à atteindre.