Bourgeoisies marchandes, négoces internationaux et traites négrières au XVIIIe siècle

Vous trouverez ci-dessous une leçon d'histoire de quatrième intitulée "Bourgeoisies marchandes, négoces internationaux et traites négrières au XVIIIe siècle".

Lecon n 1 bourgeoisies marchandes negoces internationaux et traites negrieres au xviiie siecle 1Lecon n 1 bourgeoisies marchandes negoces internationaux et traites negrieres au xviiie siecle 1 (4.15 Mo)

Exemple d'évaluation sur cette leçon : 

I - Définitions

   * Qu'est-ce qu'une compagnie de commerce ?

   * Qu'est-ce qu'un armateur ?

II - Questions de cours

   * Que savez-vous de la vie des esclaves dans les plantations américaines ?

   * Que savez-vous des conditions de traversée de l'Atlantique pour les esclaves noirs ? 

III - Paragraphe organisé

   * A partir de vos connaissances, vous rédigerez un paragraphe d'une quinzaine de lignes répondant au sujet suivant : "Le Grand Commerce au XVIIIe siècle : Des routes maritimes et des ports qui s'enrichissent".

IV - Etude de document

A l'âge de 21 ans, le premier qui me loua fut M.Kemp, qui me traita très bien; il me donna bien à manger et m'habilla suffisamment.

Le suivant fut le vieux Jemmy Coates, un homme sévère. Parce que je n'arrivais pas à apprendre sa manière de placer le mais, il me fouetta, nu, avec un fouet terrible fait d'un morceau de bois particulièrement efficace. Il s'enroulait autour de moi à chaque coup; à la fin il entra dans mon ventre et se brisa. Je ne me rendis même pas compte jusqu'au moment où, retournant au travail, j'eus très mal, et où regardant l'endroit où je souffrais, je le vis pointer hors de mon corps. Je l'arrachai et le sang s'écoula. La plaie s'infecta, et suppura beaucoup alors, puis elle me fit souffrir pendant des années (...)

Mon frère Benjamin revint des Antilles (...) alors que j'étais assis avec lui et sa femme, la femme de son maître vint et lui demanda de remplir un seau d'eau; il le remplit puis le porta dans le magasin. Tandis que je l'attendais en me demandant pourquoi il mettait si longtemps, j'entendis un bruit violent d'un marteau: je m'inquiétais et allai voir ce qui se passait. Je regardais dans le magasin et je vis mon frère étendu sur le sol, au sol, et M.Williams qui l'avait acheté, enserrait ses poignets et ses chevilles dans des anneaux de fer; ensuite, une barre de fer fut posée en travers de sa poitrine, tenue elle aussi par deux anneaux. Je demandai ce qu'il avait fait, et on me répondit qu'il n'avait rien fait de mal, mais que son maître avait fait faillite, et qu'il était vendu pour payer ses dettes. Il resta dans cet appareil toute la nuit; le lendemain on l'emmena à la prison, et je ne l'ai jamais revu depuis. Ce traitement était de règle dans de pareils cas.

 

Le Récit de Moses Grandy,

esclave en Caroline du Nord Traduction de Jean Benoist -

   * D'après ce témoignage, quels types de malheurs frappent les esclaves en Amérique du nord ?